Je donne tout aux autres et je n'ai plus de force pour moi

Celles qui portent beaucoup

« Elle, ça va, elle gÚre. »
Le piĂšge de celle qui porte tout

Tu es celle qu'on appelle en premier. Celle qui gĂšre. Celle sur qui tout le monde compte...un peu trop souvent.

Il y a une phrase qu'on te dit rarement, mais qu'on pense de toi tout le temps :

« Elle, ça va, elle gÚre. »

Cela ressemble Ă  un compliment, en apparence...

Chez Flemme Day, nous la percevons plutÎt comme une condamnation insidieuse. Parce que « elle gÚre » veut aussi dire qu'on ne pense pas toujours à vérifier si toi, tu vas bien.

Quand quelqu’un semble toujours tenir debout, on finit par oublier qu’elle peut, elle aussi, avoir besoin qu’on lui tende la main. Et Ă  force d’ĂȘtre celle qui gĂšre, elle finit parfois par ne plus savoir demander de l’aide ou simplement par ne plus oser le faire.

Et le problĂšme, c'est qu'Ă  force de devenir la personne fiable, solide, disponible, organisĂ©e, celle qui anticipe tout
 tu peux finir par ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme celle qui n'a besoin de rien.

Félicitations ! te voilà promue directrice générale de la vie de tout le monde. Poste à haute responsabilité. Disponibilité permanente. Rémunération émotionnelle trÚs variable.

Une bonne partie de ce poste que personne ne t'a officiellement proposĂ©, mais que tu occupes quand mĂȘme, porte un nom : la charge mentale.

L'OMS définie la charge mentale comme "une charge cognitive et émotionnelle  résultant des exigences et des contraintes de la vie quotidienne et du contexte social dans lequel les individus vivent".  Ce que nous intégrons sous le terme charge mentale inclus donc notamment pour «celle qui porte tout»: la charge émotionnelle, le soin constant des autres, cette disponibilité presque permanente et ce rÎle de personne refuge qu'on vient chercher dÚs que quelque chose ne va pas. (Et cette liste est non exhaustive).

Hé, NON cette charge mentale que tu ressens n'est pas seulement une impression. Elle a été largement étudiée. Tu as le droit de le revendiquer si c'est ce que tu ressens .

Ce que la recherche dit, précisément

Le concept de charge mentale n'est pas récent. La sociologue Monique Haicault l'a notamment formalisé dÚs 1984 en étudiant cette gestion invisible du quotidien qui consiste à devoir penser simultanément au travail, à la maison, aux enfants et à l'organisation familiale.

Depuis, la recherche a affiné ce mécanisme.

En 2019, la sociologue Allison Daminger a publié dans American Sociological Review une étude sur ce qu'elle appelle le travail cognitif domestique.

Elle le décompose en quatre étapes :

  1. anticiper les besoins,
  2. identifier les différentes options,
  3. prendre une décision,
  4. puis vérifier que tout se passe comme prévu.

Son Ă©tude montre que les femmes portent davantage ce travail cognitif, notamment lorsqu'il s'agit d'anticiper ce qui devra ĂȘtre fait et de surveiller ensuite que tout a bien Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©, et ce mĂȘme lorsque certaines dĂ©cisions ou tĂąches concrĂštes sont partagĂ©es.

Autrement dit : le sujet n'est pas seulement qui fait quoi.

La vraie question, c'est aussi : qui doit penser au fait qu'il faudra le faire ?

  • Qui remarque qu'il n'y a bientĂŽt plus de couches ?
  • Qui pense au rendez-vous chez le dentiste?
  • Qui se demande ce qu'on va manger jeudi ?
  • Qui se souvient du cadeau pour l'anniversaire ?
  • Qui vĂ©rifie que le dossier a bien Ă©tĂ© envoyĂ© ?
  • Qui rappelle Ă  quelqu'un d'autre ce qu'il devait faire ?

Et parfois, mĂȘme quand quelqu'un t'aide, c'est encore toi qui dois penser Ă  lui demander de t'aider.

Pratique...

Des travaux de recherche consacrĂ©s Ă  la charge mentale ont Ă©galement documentĂ© ses liens avec diffĂ©rentes difficultĂ©s de santĂ© et de bien-ĂȘtre : stress, Ă©puisement, troubles du sommeil, migraines ou symptĂŽmes dĂ©pressifs.

Ce ne sont donc pas simplement des « impressions » ou un manque d'organisation.

La charge mentale est rĂ©elle. Et ses consĂ©quences peuvent l'ĂȘtre aussi.

Le don n'est pas le sujet. L'oubli, si.

Donner n'est pas le problĂšme. C'est mĂȘme souvent une partie importante de ce que tu es.

Une maman qui veille tard. Une femme qui organise les rendez-vous d'un parent malade. Une soignante qui reste cinq minutes de plus pour rassurer. Une enseignante qui pense encore Ă  un Ă©lĂšve une fois rentrĂ©e chez elle. Une entrepreneure qui tient son activitĂ©, sa maison et parfois tout le reste en mĂȘme temps.

Prendre soin des autres peut ĂȘtre un choix, une valeur, un talent, parfois mĂȘme une source immense de joie.

Le problÚme commence lorsque, dans cette équation, il n'existe plus aucune ligne pour toi.

Lorsque tout le monde a droit à ton énergie, à ton attention, à ta patience et à ton temps
 SAUF toi.

Pourquoi la culpabilité s'installe si facilement

Lorsque tu portes beaucoup, prendre du temps pour toi peut devenir étrangement compliqué.

Pas forcément parce qu'on t'interdit de le faire. Mais par habitude , par empathie excessive ou autre d'ailleurs, tu as cette petite voix interieure culpabilisante :

« Tu pourrais avancer sur ça. »
« Tu devrais appeler untel. »
« Ce n'est vraiment pas le moment. »
« ArrĂȘte de te plaindre. »
« Tu feras une pause quand tout sera terminé. »

Spoiler : tout n'est jamais terminé.

Cette culpabilitĂ© est particuliĂšrement documentĂ©e chez les proches aidants (c'est-Ă -dire les personnes qui accompagnent rĂ©guliĂšrement un proche malade, handicapĂ©, ĂągĂ© ou en perte d'autonomie) mais elle est loin de leur ĂȘtre rĂ©servĂ©e.

On la retrouve aussi chez les mĂšres, les femmes qui gĂšrent une grande partie de l'organisation familiale, celles qui prennent soin des autres dans leur mĂ©tier, les entrepreneures, les professionnelles trĂšs investies, ou simplement chez toutes celles qui ont appris Ă  ĂȘtre « celle qui tient ».

Le mĂ©canisme est souvent le mĂȘme : dĂšs qu'elles ralentissent, elles ont l'impression qu'elles abandonnent quelque chose, quelqu'un
 ou qu'elles ne font pas assez.

Et peu importe le costume, maman, entrepreneure, soignante, aidante, salariĂ©e, pilier de famille, la petite musique finit souvent par se ressembler : « si je m'arrĂȘte, qui va gĂ©rer ? »

Chez celles qui portent beaucoup, cette culpabilité peut prendre plusieurs formes.

« Si je ralentis, quelque chose va s'écrouler. »

Un enfant, un parent, un patient, un dossier, une entreprise, une maison


Quelqu'un ou quelque chose dépend de toi, et tu as parfois l'impression que si tu lùches ne serait-ce qu'un morceau, tout le chùteau de cartes va suivre.

« Je n'ai pas le droit de me plaindre. »

Tu regardes autour de toi et tu trouves toujours quelqu'un qui vit quelque chose de plus difficile.

Alors tu relativises tellement ton propre épuisement que tu finis par ne plus l'écouter du tout.

« Je ne sais mĂȘme plus ce que j'aime faire. »

Et celle-lĂ  est particuliĂšrement sournoise.

À force de fonctionner en mode « qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ? », tu peux finir par ne plus savoir rĂ©pondre Ă  une question toute simple :

« Et toi, qu'est-ce qui te ferait plaisir ? »

Pas ce qui serait utile. Pas ce qui permettrait d'ĂȘtre plus productive ensuite. Pas ce qui ferait plaisir aux enfants, Ă  ton conjoint, Ă  ta mĂšre, Ă  tes collĂšgues ou Ă  la planĂšte entiĂšre.

Ce qui te ferait plaisir Ă  toi.

Ce que ça ne veut PAS dire

Vouloir que cette situation change, ça ne veut pas dire que tu dois tout abandonner.

Ça ne veut pas dire qu'il faut envoyer un message à tout le monde à 18h02 disant :

« Bon courage à tous, je quitte officiellement mes fonctions. »

Quoique... parfois ...

Ça ne veut pas dire non plus que tu as mal fait les choses jusqu'ici.

Tu as probablement dĂ©veloppĂ© cette capacitĂ© Ă  porter, anticiper et gĂ©rer parce qu'elle a Ă©tĂ© utile. Peut-ĂȘtre mĂȘme indispensable Ă  certains moments de ta vie.

Mais une stratégie qui t'a permis de tenir n'est pas forcément une stratégie que tu dois conserver éternellement.

Et surtout, le temps que tu prends pour toi n'est pas du temps que tu voles aux autres. T'asseoir vingt minutes ne met pas automatiquement ta famille, ton boulot ou la rotation de la Terre en péril.

La pause ne devrait pas ĂȘtre le lot de consolation qu'on s'accorde une fois complĂštement vidĂ©e. Elle sert justement aussi Ă  ne pas en arriver lĂ .

Un petit pas, pas un grand bouleversement

Tu n'as pas besoin de vider ton agenda.

Ni de partir trois semaines dans un monastÚre tibétain avec ton téléphone enterré dans le jardin.

Commence beaucoup plus petit. Dix minutes. Une fois. Sans les justifier.

Et surtout, pas :

« Je prends dix minutes pour recharger mes batteries afin d'ĂȘtre plus efficace ensuite. »

Parce que lĂ  encore, mĂȘme ta pause devient une mission de productivitĂ©.

Juste dix minutes parce que tu en as envie!

Sans finalité. Sans optimisation. Sans tableau Excel.

Sans que ça ne serve à qui que ce soit d'autre que toi.

Ce que d'autres femmes ont réellement essayé

Se reconnaĂźtre dans la charge mentale, c'est une chose.

Trouver comment en sortir un peu, c'en est une autre.

Nous avons Ă©pluchĂ© le web , Ă©changĂ© avec notre entourage, discutĂ© avec des connaissances, pour avoir des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse variĂ©s et des actions  rĂ©ellement mises en place par d'autres femmes comme toi. Certaines expliquent avoir testĂ© des changements trĂšs simples, parfois inconfortables au dĂ©but,  mais qui ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour arrĂȘter de tout porter seules et recommencer Ă  vivre aussi un peu pour elles. En voici plusieurs que tu pourrais adapter Ă  ta situation:

1- Ne plus rappeler

Quand une tùche appartient à quelqu'un d'autre, certaines ont décidé de ne plus relancer, vérifier ou repasser derriÚre l'heureux propriétaire de la tùche.

Parce que rappeler constamment, c'est encore continuer à porter la responsabilité mentale de la tùche.

Si tu dois penser qu'il faut faire quelque chose, demander que ce soit fait, rappeler que ce n'est pas fait, puis vĂ©rifier que ça a finalement Ă©tĂ© fait
 techniquement, tu n'as pas vraiment lĂąchĂ© la charge.

Ne plus rappeler, c'est aussi laisser à l'autre la possibilité et la responsabilité de se souvenir. Parce que si tu restes son systÚme d'alerte, tu n'as finalement rien délégué du tout.

2- Confier un domaine entier, pas seulement une tĂąche

Exemple, plutÎt que : « Tu peux prendre le rendez-vous chez le pédiatre ? »

Choisir plutÎt : « Les rendez-vous médicaux des enfants, c'est ton sujet désormais. »

Parce que le fameux :

« Dis-moi quoi faire. » ne soulage pas forcĂ©ment grand-chose. Voire rien du tout.

« Dis-moi quoi faire » peut donner l'impression d'une main tendue. Sauf que si c'est encore Ă  toi de regarder autour de toi, repĂ©rer ce qui manque, dĂ©finir la tĂąche, l'attribuer, expliquer, rappeler puis contrĂŽler
 tu n'as pas reçu de l'aide. Tu as recrutĂ© un exĂ©cutant. Et toi, tu restes la cheffe de projet.

Dans un couple, ce n'est pas forcément ce qu'on appelle partager la charge. C'est parfois simplement partager l'exécution.

Autrement dit, la tĂąche change de mains, mais la responsabilitĂ© mentale reste au mĂȘme endroit.

La vraie délégation commence lorsque l'autre personne devient responsable du sujet de A à Z : penser, anticiper, décider, agir et suivre.

Pas besoin d'un briefing lundi matin ni d'un comité de pilotage le vendredi.

3- Externaliser une partie de la mémoire

Calendrier partagé, application familiale, liste commune, tableau visible


Certaines femmes expliquent que sortir les informations de leur tĂȘte leur permet de ne plus ĂȘtre le disque dur officiel de toute la famille.

Et ça change quelque chose d'important: l'information n'appartient plus à une seule personne.

Si le rendez-vous est dans le calendrier commun, tout le monde peut le voir.

Si la liste des courses est partagĂ©e, tu n'as pas besoin d'ĂȘtre la seule Ă  savoir qu'il ne reste plus de lait.

Si les informations concernant les enfants sont accessibles aux deux parents, tu n'as pas Ă  devenir le service client familial disponible 24h/24.

4- ArrĂȘter de compenser systĂ©matiquement

C'est probablement l'un des changements les plus difficiles.

Devoir accepter qu'une chose soit oubliée, soit faite différemment ou soit faite plus tard, plutÎt que de reprendre automatiquement la main.

Parce que si tu rattrapes toujours tout, les autres peuvent finir par ne jamais avoir besoin de développer leur propre vigilance.

Et par ce mode de fonctionnement, tu leur confirmes malgré toi la rÚgle implicite :

« Ne t'inquiÚte pas, si personne ne le fait, je finirai bien par m'en charger. »

5- Dire non sans produire un dossier de justification de 14 pages

Pas toujours facile lorsqu'on a l'habitude d'ĂȘtre disponible.

Mais certaines femmes racontent avoir commencé par de trÚs petits refus.

Ne pas répondre immédiatement.

Ne pas accepter une nouvelle tĂąche.

Ne pas se porter volontaire automatiquement.

Répondre simplement :

« Non, je ne peux pas. »

Sans trois paragraphes d'explication, quatre excuses et une proposition de solution alternative pour s'assurer que personne ne soit contrarié.

Oui, ça fait bizarre au début, mais tellement libérateur...

6- Accepter que « différent » ne signifie pas forcément « mal fait »

Déléguer peut devenir impossible si l'autre doit reproduire exactement ta maniÚre de faire.

Certaines femmes expliquent avoir appris Ă  distinguer:

  • ce qui est rĂ©ellement important de faire
  • ce qui est simplement leur façon habituelle de faire

Le repas n'est pas exactement celui que tu aurais préparé ?

Les vĂȘtements ne sont pas pliĂ©s selon la mĂ©thode ancestrale transmise par ta lignĂ©e ?

Tout le monde a survécu ? Alors ça ira.

7-Laisser parfois un vide

Et certaines ont fait quelque chose d'encore plus radical : elles ont tout simplement arrĂȘtĂ©.

  • Elles ont arrĂȘtĂ© d'organiser certaines sorties.
  • De penser Ă  certains rendez-vous.
  • De prĂ©voir systĂ©matiquement ce que tout le monde allait manger.
  • De rappeler.
  • De combler.

L'objectif n'est pas de punir qui que ce soit. Mais de permettre Ă  quelqu'un d'autre de prendre enfin l'initiative. Et finalement, c'est assez logique :

Quand tu combles systématiquement chaque oubli, chaque retard et chaque vide, le systÚme peut continuer à fonctionner sans jamais obliger quelqu'un d'autre à prendre réellement sa part.

Ça peut sembler trùs inconfortable, car lorsqu'on a toujours tenu les fils, les lñcher un peu, peut donner l'impression que tout va tomber.

Mais certaines femmes expliquent que c'est précisément ce qui leur a permis de découvrir que tout ne reposait pas forcément sur elles autant qu'elles le pensaient.

Et si aucune de ces solutions ne te correspond ?

Ce n'est pas grave.

Nous ne sommes absolument pas en train de te donner une nouvelle liste de choses à réussir parfaitement.

Tu en as probablement assez comme ça.

Chaque famille, chaque couple, chaque situation professionnelle ou personnelle est différente.

L'idée n'est pas de passer de :

« Je porte tout » à « Je laisse tout tomber. »

Il existe énormément de nuances entre les deux.

Et parfois, reprendre un peu de place pour soi commence simplement par accepter de ne plus combler systématiquement tous les vides laissés par les autres.

Ces exemples sont inspirés de témoignages et d'expériences partagés par des femmes dans différents espaces de discussion. Ils ne constituent pas une méthode universelle : chacune adapte ce qui lui correspond à sa situation.

Enfin ma chĂšre Flemmeuse qui porte beaucoup

Un point important : Tu n'as pas à prouver que tu mérites une pause ! Tu prends une pause car tu en ressens le besoin.

La recherche montre depuis des annĂ©es que la charge mentale existe, qu'elle reste largement portĂ©e par les femmes dans de nombreux foyers et qu'une accumulation de responsabilitĂ©s peut avoir des consĂ©quences trĂšs concrĂštes sur le bien-ĂȘtre et la santĂ©.

Rappelle-toi que cette culpabilitĂ© qui peut apparaĂźtre lorsque tu ralentis ne dit pas nĂ©cessairement quelque chose de vrai sur toi. Elle ne signifie pas que tu es Ă©goĂŻste. Elle peut simplement ĂȘtre le rĂ©sultat d'annĂ©es passĂ©es Ă  ĂȘtre celle sur qui on compte.

D'autre part, Ă  force de gĂ©rer beaucoup trop, tu as peut-ĂȘtre fini par confondre deux choses : ĂȘtre quelqu'un sur qui l'on peut compter et ĂȘtre celle qui doit ĂȘtre ĂȘtre disponible quoi qu'il t'en coĂ»te. Ce n'est pas la mĂȘme chose.

Tu peux ĂȘtre fiable sans ĂȘtre inĂ©puisable.
Aimante sans ĂȘtre disponible en permanence.
Forte sans tout porter.

GĂ©rer et aller bien, ce ne sont pas la mĂȘme chose.
Et tu as le droit aux deux.

Au dĂ©but, s'imposer de souffler n’est pas toujours si simple

On le sait : quand on a passĂ© des annĂ©es Ă  tout porter, il ne suffit pas qu’on te dise « pense Ă  toi » pour que, soudainement, tu y parviennes.

Cette petite voix a souvent beaucoup trop d’anciennetĂ© dans l’entreprise.

Mais parce qu’on sait aussi Ă  quel point un petit coup de pouce peut faire du bien, la Flemme Day Box mensuelle a Ă©tĂ© pensĂ©e, entre autres, pour ces moments-lĂ .

Pour que, de temps en temps, tu n’aies pas à penser à tout.
Pour que tu puisses t’arrĂȘter. Ralentir un peu.

Flemme Day te donne ce petit coup de pouce.
Celui de te crĂ©er une vraie parenthĂšse de bien-ĂȘtre, sans que tu aies eu Ă  l’organiser.

Et si, toi aussi, tu ressens parfois le besoin de dire :

« Stop. Cette fois, je respire pour moi. »

Alors rejoins-nous, rejoins notre communautĂ© de Flemmeuses qui veulent pouvoir ĂȘtre elles mĂȘme sans pour autant s'oublier. 

Découvre la Flemme Day Box mensuelle
 et respire. Tu en as le droit.

Sources

Haicault, M. (1984). La gestion ordinaire de la vie en deux.
Daminger, A. (2019). The Cognitive Dimension of Household Labor. American Sociological Review.
Travaux et synthÚses consacrés à la charge mentale et à la santé des femmes, notamment autour des recherches d'Isabelle Courcy.
Ressources de l'Ordre des psychologues du Québec sur la culpabilité et l'épuisement des proches aidants.

Retour au blog

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent ĂȘtre approuvĂ©s avant d'ĂȘtre publiĂ©s.